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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 21:19

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR5q6gM9e4llzEP2jPF-njWip01bM21tiA5jE4iSKgoqRxbMbVLrvrf-2kq

 

Sources principales: Alfa Romeo.fr & wikipedia

 

1929 - La Scuderia Ferrari est fondée

 

La Scuderia Ferrari, qui jouira d’une relation privilégiée avec Alfa Romeo jusqu’en 1938, est fondée à Modène. Enzo Ferrari et sa société ont l’exclusivité de la gestion des voitures de courses Alfa et deviennent pratiquement l’écurie Alfa. Le succès est immédiat avec une première place aux Mille Miglia au volant d’une 6C 1750.

 

http://www.asphalte.ch/Events/VEste_09/alfa6c%201750%20gs%2002.jpgPhoto: 6C 1750 GS

 

1930 - La 6C 1750 est un symbole des années 30

 

Dérivée de la 6C 1500, avec un moteur et une cylindrée surdimensionnés, la 6C 1750 commence immédiatement à accumuler des victoires impressionnantes. Aux Mille Miglia de 1930, avec Nuvolari et Guidotti en tandem (à la vitesse record de 100 km/h), l’Alfa confirme sa place de Reine de la catégorie. Varzi remporte la Targa Florio avec sa vieille P2 littéralement en flamme à l'issue d'une course légendaire. La Targa Florio de 1930, Varzi vainqueur au milieu des flammes.

 

La 6C 1750 Gran Sport (réalisée par la Scuderia Ferrari)

 

 

http://imcdb.org/i046501.jpg

Photo: 8C 2300 Monza

 

1931 - Alfa 8C 2300

 

La voiture raffinée. Pour conserver cette supériorité dans la catégorie sport, un moteur huit cylindres est mis au point, avec les mêmes alésages et courses que la 6C 1750 et une capacité de 2336 cm3. Le cylindre est constitué de deux demi-blocs en alliage léger avec chemises en acier ajustées à chaud. La culasse est également fendue en deux et constituée d’alliage léger : une première mondiale. Après des débuts sous de mauvais augures, la voiture décroche une série de victoires. Mise au point par Jano, elle est fabriquée à 188 exemplaires.

 

 8C 2300 Le Mans

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/88/Alfa_Romeo_Gran_Premio_tipo_A_1931.jpg

Photo: Gran Premio Tipo A

 

1931 - La Type A

 

L’ère de la monoplace commence. Équipée de deux moteurs, six cylindres et une puissance de 1752 cc, deux boîtes de vitesses intégrées au moteur et deux arbres de transmission, cette voiture est conçue pour les circuits rapides. Les essais et une victoire à Coppa Acerbo démontrent immédiatement sa vocation de vitesse et convainc les ingénieurs qu’à part les modifications requises pour un réaménagement complet, c’est néanmoins une voiture exceptionnelle. Quatre exemplaires sont fabriqués.


 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/13/Alfa_Romeo_8C_2300_Scuderia_Ferrari.jpgPhoto: 8C 2300

 

1931 - La majestueuse 8C 2300

 

L’héritière de la 6C 1750 sur les circuits est la 8C 2300 avec son moteur huit cylindres. Élégante et sportive, elle devient une légende, tant comme voiture de tourisme que dans les compétitions internationales. Après un début malchanceux aux Mille Miglia en 1931, la voiture remporte la Targa Florio pour récolter ensuite une série de victoires à Monza, aux Mans, aux Mille Miglia par deux fois (1932 et 1933), outre une succession d’autres compétitions.

 

 

 

 

 

http://www.covercars.com/cars/pictures/d/244241.jpg

Photo: 8C 2300 Le Mans

 

1931 - 8C 2300 Tipo Le Mans

 

'8C 2300 tipo Le Mans' était la version sportive de la '8C 2300' et a connu des succès à ses débuts en 1931 Eireann Cup piloté par Henry Birkin. Il gagna les  24 Heurs du Mans en 1931 (Howe-Birkin); 1932 (Chinetti-Sommer); 1933 (Nuvolari-Sommer) et 1934 (Chinetti-Etancelin).

 

http://www.alfaromeo.com/com/media/image/history/timeline/large_p3-1932.jpg

Photo: Gran Premio Tipo B / P3

 

1932 - Jano conçoit la P3

 

Effilée et aérodynamique, la Gran Premio Tipo B, plus connu sous le nom de « P3 », est équipée d’un moteur 8-cylindres en ligne et de 2 compresseurs. Ses débuts sur le circuit de Monza annoncent une série de victoires qui semble ne jamais devoir s’arrêter. La Nuvola, conduite par Nuvolari, arrive première à 167,52 km/h. Nuvolari domine aussi laTarga Florio, le Grand Prix Italien, Le Grand Prix français, le Circuit d'Avellino, la Coppa Ciano ainsi que la Coppa Acerbo.

 

La plus belle monoplace. Conçue par Jano, la Tipo B, par la suite baptisée P3 en hommage à la P2, est élancée, gracieuse et bourrée d’innovations techniques. La plus originale est un différentiel sur l’arbre de sortie et deux arbres de transmission disposés en V qui transmettent le couple aux roues arrière.le cockpit du pilote est situé au milieu. Ses débuts à Monza marquent un autre triomphe pour Alfa Romeo : la voiture de Nuvolari arrive en première place à 167,52 km/h. Elle est fabriquée en six exemplaires.

 

 

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/4a/Alfa_Romeo_6C_1900_red.jpg

Photo: 6C 1900

 

1933 - La 6C 1900

 

Mise au point de la 6C 1500. Une culasse en alliage léger est fixée au moteur, pour la première fois sur les séries 6C. La cylindrée augmente et passe à 1917 cm3. La voiture anticipe le développement de la 6C 2300. Le modèle est fabriqué à 197 exemplaires.

 

 

 

 

1933 - IRI et sa gestion par Gobbato

 

Alfa Romeo est intégré à I.R.I. (Istituto per la Ricostruzione Industriale – Institut pour la reconstruction industrielle) en 1933. Monsieur Gobbato en prend la direction et décide de rationaliser et de moderniser l’entreprise. Le retrait officiel d’Alfa Romeo des compétitions et le transfert de toutes les activités sportives à la Scuderia Ferrari est une des principales décisions. Le Milanais Alfa Romeo voit son trèfle à quatre feuilles remplacé par le symbole de la Scuderia Ferrari, un cheval sur fond jaune. Tazio Nuvolari remporte sept courses, notamment les 24 Heures du Mans et les Mille Miglia.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/53/Alfa_Romeo_8C_Monza_Donington_2007.jpg

Photo: 8C 2600

 

1933 - 8C 2600

 

En 1933 un double arbre à cames en tête, passant le moteur à 2.6 Litres de cylindrée ('8C 2600') pour la Tipo B, était monté sur la Scuderia Ferrari 8C Monzas. Avec 215 ch, la monoplace Tipo B (P3) pouvait atteindre 60 mph (97 km/h) en moins de 7 secondes et atteindre 135 mph (217 km/h). En 1934 le moteur passa à 2.9 litres.

 

 

 

http://photo-voiture.motorlegend.com/high/alfa-romeo-6c-2300-b-9878.jpg

Photo: 6C 2300

 

1934 - La 6C 2300: Cœur de sportive sous des formes élégantes

 

En 1934, la voiture remplace la 6C 1750 et la 1900 obtenant des résultats exceptionnels dans les courses automobiles et les concours de style. Les trois premières places gagnées aux 24 heures de Pescara sont mémorables. Les Turismo, Gran Turismo et Pescara étaient pour la première fois adaptés à une Alfa au système de suspension indépendant.

 


 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/99/Alfa-Romeo-2900-Scuderia-Ferrari-maroon-fa-lr.png

Photo:  8C 35

 

1935 Monoposto 8C 35 Type C

 

8C version 3.8 litres, a été construite en 5 mois pour la course et couru uniquement pour la Scuderia Ferrari. (La designation P3 a été supprimée)

Le 3.8L délivrait 330 bhp (246 kW) à 5500 tpm, avec un couple de 434 Nm de 900 tpm à 5500 tpm. Utilisant des freins de 15.5 pouces et des pneus Pirelli 5.25 ou 5.50 x 19 devant et 7.00 ou 7.50 x 19 à l'arrière.

 

Manufacturer Alfa Romeo
Also called Alfa Romeo 8C 35
Production 1935–1939
Assembly Italy
Predecessor Alfa Romeo Monoposto 8C Type B
Successor Alfa Romeo Monoposto 12C 37
Class Racing car
Body style Monoposto (single seat) open wheeler
Layout Multi-plate clutch at engine, four-speed Stirnsi rear transaxle.
Platform Light gauge welded box-section frame with all independent suspension
Engine Supercharged 3822 cc straight eight twin overhead cam
Transmission Unsynchronised rear transaxle four speed with reverse gear
Wheelbase 108.2 inches (2748.28 mm)
Length 169.3 inches (4300 mm) including starting handle
Width 34.0 inches (863.6 mm) cockpit
Height 48.0 inches (1219.2 mm) cowl 52.0 inches (1320.8 mm) windscreen
Curb weight 1646 lb (746.613 kg) unladen
Designer Vittorio Jano

 

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b3/Alfa_Romeo_Bimotore_1936_.jpgPhoto: Bimotore

 

1935 - La Bimotore 1935

 

À la vitesse de la lumière. Une monoplace aux performances stupéfiantes. Conçue par Luigi Bazzi pour Ferrari, cette bi-moteur est fabriquée pour concurrencer les voitures allemandes dans les courses rapides de 1935. Deux moteurs, un à l’avant et un à l’arrière, entre la boîte de vitesses, l’embrayage et le cockpit du pilote : une solution astucieuse qui diminue le volume à l’avant. Elle est fabriquée en deux exemplaires.

 

 

 

 

http://photo-voiture.motorlegend.com/high/alfa-romeo-p3-4213.jpg

Photo: P3

 

1935 - La P3 rafle tout sur le circuit de Nürburgring

 

L’une des victoires les plus épiques de Tazio Nuvolari, au volant d'une Alfa Rossa est certainement le Grand Prix allemand en 1935, sur l’exténuant circuit Nürburgring (« Nordschleife »). Il bat Mercedes-Benz au Volant d’une « P3 » alors ancienne, bien que continuellement actualisée : les fonctionnaires allemands félicitent à contre cœur l’as italien.

 

 

 

 

 

http://www.alfaromeo.com/com/media/image/history/timeline/alfa-tipo-c-indianapolis-1936-z.jpgPhoto: Gran Premio Tipo C

 

1936 - La Nuvola conquiert l’Amérique

 

Tazio Nuvolari enthousiasma les spectateurs à New-York en remportant la prestigieuse Vanderbilt Cup au volant de son Alfa Romeo Gran Premio Tipo C 12 cylindres. Alfa remporta aussi les Mille Miglia et la Coppa Ciano en une passionnante triple victoire.

 

 

 

 

http://files.conceptcarz.com/img/Alfa%20Romeo/38_Alfa_8C_2900_MilleMiglia_Dv-07_AI_019.jpg

Photo: 8C 2900

 

1937 - La 8C 2900

 

Les plus belles voitures de sport au monde. Une voiture qui séduit par sa beauté, sa tenue de route et sa maniabilité. La première version,configurée avec un châssis deux places, se lance sur les circuits en 1934. En 1937, le modèle 8C 2900 B est dévoilé pour un cercle restreint d’aficionados, en deux versions de châssis différentes : court (voiture de sport deux places décapotable) et long (coupé de tourisme 4 places). Le véhicule est sans rival dès ses débuts dans la compétition, avec un extraordinaire triplé aux Mille Miglia, jusqu'en 1939.

 

 

http://www.carfolio.com/images/dbimages/zgas/models/id/4679/alfa_romeo_6C_2300_Mille_Miglia.jpg

 

1937 - La 6C 2300 Tourisme remporte les Mille Miglia

 

Boratto et Guidotti décrochent une incroyable quatrième place au classement général aux Mille Miglia, remportant aisément la victoire dans leur catégorie avec la 6C 2300 Tourisme. Alfa Romeo lance son modèle 8C 2900 B, destiné à un cercle restreint d’aficionados, en deux versions de châssis différentes : court (voiture de sport deux places décapotable, 20 exemplaires) et long (coupé de tourisme 4 places, 10 exemplaires).

 

 

 

 

 

Photo: 8C 2900 B Mille Miglia

 

1938 8C 2900B Mille Miglia Roadster

 

L'Alfa Romeo 8C 2900B Mille Miglia Roadster (ou Spider) dessinée dans un châssis très court (Corto)  en version compétition, avec un corps Carrozzeria Touring (patented) Superleggera. Le moteur était un 2.9 litres. Dans la 2900B on trouve des freins hydraulique de 17 pouces (432 mm), des suspensions indépendantes et une boite 4 vitesses placée à l'arrière. Il y a des jantes de 19" et des pneus 5.5 pouces (140 mm) Pirelli Corsa à l'avant et à l'arrière.

Aux Mille Miglia de 1938, Clemente Biondetti & Carlo Pintacuda prennent les 2 premières places. La voiture de Biondetti avait 300 ch (220 kW) Tipo 308 engine, pendant que Pintacuda utilisait un moteur de 225 ch (168 kW) 2900B. Phil Hill gagnat plusieurs courses sur la côte ouest des USA en 1951 avant d'aller courir pour Ferrari.

 

Manufacturer Alfa Romeo
Also called Alfa Romeo 8C 2900B Mille Miglia Corto Spider
Production 1937–1938
Assembly Italy
Class Sports car/Racing car
Body style Roadster, aka Spider or Spyder.
Layout Multi-plate clutch at engine, four-speed rear transaxle.
Platform Light gauge welded box-section frame with all independent suspension
Engine Supercharged 177 cubic-inches (2905 cc) straight eight twin overhead cam
Transmission Unsynchronised four speed rear transaxle with reverse gear
Wheelbase 110.2 inches (2800 mm)
Length 176.4 inches (4480 mm)
Height 42.2 inches (1071 mm) cowl. 49.0 inches (1245 mm) windscreen
Curb weight 1250 kg (2755 lb)  
Designer Engine, Vittorio Jano. Body, Touring of Milan.

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/ea/Alfa_Romeo_8C_2900B_Lemans.jpg

Photo: 8C 2900B Le Mans

 

1938 8C 2900B Le Mans Speciale

 

Alfa Corse, le département course d'Alfa , après avoir acheté les parts de la Scuderia Ferrari, fit une seule 8C 2900B pour la course du Mans de 1938. L'innovation fût celle de mettre une carrosserie type coupé alors que traditionnellement, les courses du Mans étaient avec des voitures entièrement ouvertes. L'aérodynamique fût conçu par Touring. En 1987, un magazine italien testa la voiture dans le tunnel de soufflerie de Pininfarina , et le CX fût mesuré à 0.42. La voiture atteignait une vitesse de pointe de 160 km/h. C'est la seule fois où ce coupé courru officiellement. Après la guerre, la 8C 2900B fût utilisée dans des courses mineures par des propriétaires privés, avant de finir au musée de Donington dans les années 60 avant de rejoindre en 1987, le musée Alfa Roméo.

 

http://www.laberezina.com/images/histoire_supp-2/alfa_romeo-alfetta_158.jpg

 

1938 - Les débuts de la 158

 

La 8C 2900 est sans rival sur les circuits : Elle remporte les trois premières places des Mille Miglia de 1938. Ces victoires se succèdent jusqu’en 1939, pratiquement interchangeables avec celles obtenues par la version 8C 2900 B Corto. La 158, une magnifique monoplace à l'avenir prometteur, conçue par Gioacchino Colombo, fait ses débuts à la Coppa Ciano et décroche les deux premières places. L’entreprise, entre-temps, oriente son activité principale vers les moteurs d'avion.

 

 

 

 

 

http://www.zagato-cars.com/contents/media/l_1924_enzo_ferrari_circuito_del_polesine_advertisement_zc.jpg

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 12:01

La couleur officielle des Ferrari est-elle le jaune ?

3 mars 2009 - http://www.ferrarista.fr

 

Aussi curieux que cela puisse vous paraître, il s’agit d’une question qui revient souvent : La couleur officielle de la marque Ferrari est-elle le jaune ? Pourquoi la couleur de votre première Ferrari doit-elle être rouge ? Et quelle était la couleur de la toute première Ferrari ? Pourquoi les Formules 1 Ferrari sont-elles rouges ? Effectuer un court retour sur l’histoire fabuleuse de Ferrari vous permettra d’y voir plus clair et d’y trouver vos réponses.

 

 

Le jaune de la ville de Modène. La Scuderia Ferrari fut fondée à Modène en Italie le 1er décembre 1929. A l’origine la Scuderia Ferrari est une filiale d’Alfa Roméo dont elle prépare les voitures pour des pilotes privés. Le logo de la Scuderia Ferrari présente un cheval cabré sur un fond jaune et les couleurs de l’Italie à son sommet. Le jaune est choisi car il s’agit de la couleur de la ville de Modène. Modène est la ville où est né Enzo Ferrari et où la Scuderia Ferrari a été créée. Le cheval cabré était l’emblème personnel de Francesco Baracca, piloté héroïque décédé au cours de la première guerre mondiale. Enzo Ferrari rencontra en 1923 le comte Enrico Baracca dont la femme, la comtesse Paulina, lui dit un jour « mets sur tes machines le cavallino rampante de mon fils. Il te portera bonheur ». Le frère d’Enzo Ferrari, Alfredo, était décédé au début de la guerre alors qu’il servait dans l’escadrille de Baracca.

 


Le rouge de l’Italie en courses automobiles. Le 12 mars 1947, la première voiture portant la marque Ferrari est produite à Maranello. Il s’agit de la Ferrari 125 S (Chassis 01C) équipée d’un V12 de 1 500 cm3 élaboré par Gioacchino Colombo. La Scuderia Ferrari se charge de l’engager en compétition. La première victoire a lieu dès 1947 au Grand-Prix de Rome où cette première Ferrari 125 S est pilotée par Franco Cortese avec le numéro 56. En six mois, ce n’est pas moins de 6 courses qui sont remportées sur 14 disputées. Cette première Ferrari est de couleur rouge puisque depuis le début du siècle toutes les voitures portent lors des Grand-Prix la couleur de leur pays. C’est le rouge pour l’Italie, le bleu pour la France, le vert pour la Grande-Bretagne et le gris pour l’Allemagne, par exemple. C’est ce qui explique qu’aujourd’hui encore les Formules 1 Ferrari soient rouges. C’est ce qui explique aussi que la couleur la plus demandée pour une Ferrari de route soit le rouge comme en compétition, dont toute l’histoire de Ferrari est issue. Le célèbre Rosso Corsa qui en réalité a évolué au fil des ans.

En résumé, la couleur du logo Ferrari est le jaune, couleur de la ville de Modène. La couleur de la première voiture de marque Ferrari est rouge, car c’est la couleur des voitures italiennes en Grand-Prix.


http://www.toilef1.com/local/cache-vignettes/L220xH140/arton1596-1b36f.jpg

 

Pourquoi donc les Ferrari sont-elles rouges?

 

Ecrit le mercredi 27 décembre 2006 à 12:36, par Monico- www.toilef1.com

 

Je vais peut être aller à l’encontre des idées reçues mais le rouge n’est pas la couleur Ferrari contrairement à ce que l’on croit !

Enzo Ferrari n a jamais privilégié de teinte particulière .Ceux qui croient qu’une Ferrari doit être rouge confondent Ferrari de course et Ferrari de route .Le rouge était donné à Ferrari la marque du cheval cabré représentait l’Italie. Et oui les écuries avaient la couleur du pays d’où elles venaient jusqu’en 1968.

Le commendataire aimait décider du nom donné aux diverse teintes car une teinte de base se décline au fil des ans et des modes en multiple coloris qu il faut baptiser pour les différencier. Ainsi plus de 40 variétés de rouge depuis la création de la marque ont vu le jour :

scuderia, alfa romeo, amaranto, roma, bordeaux, cherry, monza, vivo, chiaro, cina, corsa, fioramo toreador, maya, cordoba, satinato , scuro, marrone....le dernier nuancier comprend ainsi 3 teintes : rosso corsa, rosso scuderia et rosso rubino.

Le seul élément de couleur à n’avoir jamais changé est l’emblème du cheval noir sur fond jaune .D’où la méprise selon laquelle le jaune serait la couleur officielle. Le jaune est la couleur de Modene, lieu de naissance d’Enzo Ferrari qu’il a repris comme teinte de fond pour le blason.

Ces dernières années pour être en accord avec Marlboro, le sponsor titre de Ferrari, la Scuderia a adopté un rouge plus orangé car depuis la création du championnat les Ferrari étaient plus rouge vif, voir même rouge bordeaux pour les différencier des Alfa Romeo.

Pour les Ferrari des années 50 , il était difficile de retrouver la couleur commercialisé car elles étaient habillés par divers carrossiers qui ne gardaient aucune trace des teintes choisies. Mais a la fin des années 50, quand Ferrari a commencé à produire en série, sur 1000 Ferrari vendues, 348 étaient grises, 154 exemplaires étaient bleus, 126 blanches. Le rouge (99 exemplaires) ne vient qu’en quatrième position devant le noir (70). Le jaune était très rare puisque seulement 10 exemplaires étaient coloré ainsi.

Dix ans plus tard, les goûts ont évolué et sur 1000 voitures commercialisées de 70 a 72 , le rouge était la teinte favorite des clients avec 231 exemplaire s.Venait ensuite le bleu (209), l’argent (156), le marron (67), le vert (58), le blanc (39) et l’or (36).

Aujourd’hui, la prédominance du rouge est encore plus marquée. Sur 1000 Ferrari produites, 421 sont rouges, 154 sont grises, 122 sont argentées , 101 sont bleues, seulement 74 sont jaunes et 64 noires. Des teintes comme le vert et le blanc ont quasi disparue (6 vertes, 5 blanches/1000).

Au fil du temps, même si le nuancier Ferrari propose un mêmenombre de teintes, environ 20, l’éventail de couleurs choisies par les clientss’est resserré. Et la proportion du rouge n’a cessé de croître : 10% en1960, 23% en 1970, 46% en 2000. Le rouge est ainsi devenu la couleur favorite.

Et il est vrai que le rouge leur va à ravir !

 

**********************************************

 

Dans un reportage diffusé dans les 90's dans l'émission "Envoyé spécial" sur France 2 (A2 à l'époque), une inteview d'Enzo rapportait le détail suivant: Enzo a voulu le jaune comme couleur officielle pour Ferrari car il tenait particulièrement à rendre hommage à la ville de Modène.

Le rouge n'étant que la couleur choisie pour les voitures de courses et aussi principalement par la clientèle. Certes, il est pratiquement inconcevable pour un fan de Ferrari de penser à autre chose que le rouge pour la marque, mais c'est bien par affection et parce que nous voyons toujours cette couleur sur les voitures de la marques qaund elles courent en courses officielles.

Alors ne confondons pas la ferveur populaire et la volonté officielle surtout lorsqu'elle est la parole de son fondateur.

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 10:59

 

http://img577.imageshack.us/img577/9118/bimotore36.jpg

Commentaire de la photo: En 1935 Enzo FERRARI conçoit la "Bimotore" une voiture de course propulsée par deux moteurs 8 cylindres en ligne Alfa-roméo. Celle-ci a couru avec l'écusson Ferrari sur le capot en lieu est place de l'emblème Alfa mais a été créée pour la marque. Enzo étant sous contrat et "salarié" pour la firme italienne.

 

 

 

http://www.histomobile.com/histomob/internet/2/396301.jpg

 

L'Alfa Romeo Bimotore fut produite de 1934 à 1935.
2 motorisations sont sur Histomobile de 5,8L à 6,3L présentant des puissances de 510ch à 540ch.
L'Alfa Romeo Bimotore a été produite en 2 exemplaires.

 

Source Wikipedia:

 

L'Alfa Roméo 16C Bi-moteur est une voiture de course fabriquée par le constructeur italien Alfa Romeo entre 1935 et 1936.

 

La Bi-moteur (Bimotore, en italien), est née d'une idée d'Enzo Ferrari, à l'époque directeur des courses d'Alfa Romeo, dans le but de contrer la domination d'Auto Union et Mercedes dans les compétitions de « formule libre », que les P3 utilisées à l'époque par la marque italienne ne parvenaient pas à battre.

La solution des deux moteurs a été prise par Enzo Ferrari suite aux exhortations incessantes du régime fasciste, qui n'aimait pas la suprématie allemande dans les compétitions internationales.

La tâche de concevoir la nouvelle voiture a été donnée en janvier 1935, à l'entraîneur-chef de l'équipe Luigi Bazzi. La conception et la construction de la voiture se firent en seulement quatre mois afin de participer au Grand Prix de Tripoli et au Grand Prix d'Allemagne aussi appelé AVUS de Berlin.

En se basant sur le châssis de l'ancienne P3, ont été placés deux 8-cylindres, un devant et un derrière le pilote, associés à un long arbre relié à une seule boîte de vitesse et un embrayage unique. Le mouvement est transmis aux roues arrière par l'intermédiaire de deux arbres secondaires.

Un premier prototype a été préparé pour un test, effectué sur la l'autoroute Brescia-Bergame le 10 avril 1935. La difficulté d'exploitation de la puissance énorme (540 ch) et l'équilibre précaire de la transmission sur les roues ont été immédiatement remarqués lors du test, mais l'équipe ne disposait pas d'assez de temps pour expérimenter et trouver d'autres solutions.

Le 12 mai 1935 trois Bimotore ont été engagées dans le Grand Prix de Tripoli 1935, confiées à Tazio Nuvolari, Louis Chiron et Raymond Sommer qui sont arrivés, respectivement, quatrième, cinquième et sixième, avec un grand écart par rapport aux Mercedes de Rudolf Caracciola et Luigi Fagioli et à l'Auto Union de Achille Varzi. Les principaux problèmes rencontrés étaient la difficulté en sortie virages à cause de la difficulté de doser la puissance, en plus d'une forte instabilité dans les lignes droites qui ne permettait pas d'exploiter pleinement les capacités des moteurs.

Dans une tentative de donner une plus grande flexibilité d'utilisation, la cylindrée fut augmentée de 5 810 à 6 330 cm³, juste à temps pour courir au Ve Internationales Avusrennen à Berlin le 26 mai 1935, avec trois voitures pilotées par Nuvolari, Chiron et René Dreyfus. Les modifications apportées n'avaient pas résolu les problèmes rencontrés précédemment et, malgré la longueur des lignes droites de l'AVUS, c'est la Mercedes W25B de Fagioli qui franchit la ligne d'arrivée en tête, suivie par la Bi-moteur de Chiron, avec un écart d'une minute et trente secondes. Dreyfus termina sixième et Nuvolari dût abandonner.

Finalement, Nuvolari brisa tout espoir de développement, en disant a Ferrari et Bazzi que la Bi-moteur n'était pas un véhicule approprié pour briller dans ce type de courses. Le pilote italien décida ainsi de revenir à l'ancienne et dépassée Type B, jusqu'à ce qu'une meilleure voiture soit développée. Il se montra un bon prophète, en remportant la victoire au 8e Grand prix d'Allemagne du 28 juillet 1935.

La Bi-moteur, cependant, ne pouvait pas être écartée sans avoir réalisé de performances dans quelque domaine que ce soit. Ainsi, il fut décidé d'utiliser l'un des prototypes pour tenter de décrocher le record de vitesse sur le kilomètre et le mile lancés. Sur l'autoroute Firenze-Mare, Nuvolari remporta le record de classe, à la vitesse de 321,428 km/h sur le kilomètre lancé et 323,125 km/h sur le mile lancé. Le « lot de consolation » sportif remporté, la Bi-moteur fut finalement abandonnée, pour que l'écurie puisse consacrer toute son énergie au projet et la réalisation de la future Alfa Romeo 158 (Alfetta).


 http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/09/Alfa_Romeo_Bimotore.jpg?uselang=fr

 

Car:   Alfa Romeo Bimotore   Engine:   Two 8-Cylinder In-line
  Maker:   Alfa Romeo   Bore X Stroke:   71 X 100 mm
  Year:   1935   Capacity:   6,330 cc
  Class:   Grand Prix   Power:   540 bhp at 5,400 rpm
  Wheelbase:   110.25 in   Track:   54.5 in

 

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Alors? La Bimotore? Première Ferrari de l'histoire ou pas?

La question a le droit d'exister, elle est même presque légitime.

Pourquoi presque?

Simplement parce que si on doit considérer la première voiture construite par Enzo Ferrari avec l'emblème de la Scuderia, on doit donc remonter encore plus loin que 1935 et non pas commencer ici. Enzo était pilote pour Alfa Roméo et a ensuite construit des voitures de courses pour Alfa Roméo.

Cette Bimotore n'est que la suite d'une longue série, où Enzo a voulu créer un modèle spoécifique en dehors de l'aval de son employeur, mais cette voiture reste une Alfa Roméo, des moteurs au châssis, tout est encore de l'Alfa Roméo et pas de la conception Ferrari.

Le site officiel de ferrari ne mentionne pas cette voiture. L'Auto-Avio, ne figure pas plus non plus dans le catalogue des modèles Ferrari car elle ne porte pas le nom Ferrari mais bien Auto-Avio. Elle reprennait aussi des emprunts à Alfa Roméo, dont la couleur d'ailleurs, mais la conception n'était plus pour Alfa Roméo mais bien pour Enzo Ferrari. Si l'Auto-Avio a reçu ce patronyme, c'est tout simplement parce qu'Enzo n'avait pas le droit de l'appelait Ferrari ou lui adjoindre son logo de la Scuderia par contrat. Voulant éviter le procès, c'est ce qu'il a fait en prenant son indépendance et donc construire sa première voiture sous sa marque "Auto Avio Costruzioni' Modèle 815.

Vous en pensez ce que bon vous semble, mais si on reste sous une certaine logique, l'AAC 815 reste la première véritable Ferrari.

Désolé pour les "Die Hard", mais restons logique...

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 09:24

http://colombia.englishmyway.com/wp-content/uploads/2009/05/enzo-ferrari.jpg

 

Enzo Anselmo Ferrari, né le 18 février 1898 et mort le 14 août 1988, était un pilote automobile et un industriel italien, originaire de Modène. Fondateur en 1929 de la Scuderia Ferrari, qui allait devenir une pionnière puis un pilier du championnat du monde de Formule 1, il crée en 1947 la firme Ferrari Automobili, qui conçoit, fabrique et commercialise des voitures de sport de très haut-de-gamme. Surnommé « Il Commendatore », Enzo Ferrari consacre sa vie à son entreprise, devenant une figure incontournable du milieu du sport automobile.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/77/FBaracca_1.jpgFrancesco Baracca en 1918 à côté de son avion, un SPAD S.XIII

 

Enfance et jeunesse 

Enzo Ferrari est né à Modène, en Italie, le 18 février 1898 ; en raison de la rigueur des conditions météorologiques ce jour-là, il ne put être déclaré officiellement que deux jours plus tard. Son père Alfredo, originaire de Carpi dans la province de Modène, était à la tête d'un atelier de fabrication de poutrelles métalliques, activité à laquelle il ajouta dans les années 1900 un petit atelier d'entretien de voitures. C'est là que le jeune Enzo fit ses premiers pas dans la mécanique automobile, apprenant les rudiments du métier en parallèle à ses études à l'école technique de Modène.

Enzo Ferrari se rend pour la première fois sur un circuit, le 6 septembre 1908 pour assister à la Coppa Florio, où il est subjugué par le pilote Felice Nazzaro au volant d’une Fiat 130 HP.

Alfredo Ferrari décède en 1916 d'une pneumonie, ne laissant que peu de biens à sa famille. Son frère aîné perdant la vie au front la même année, Enzo n'a d'autre choix que d'interrompre ses études pour trouver un emploi. Il est toutefois mobilisé peu de temps après et affecté au ferrage des mulets, où il contracte une grave pleurésie. La guerre terminée, Enzo finit par trouver un emploi de manutentionnaire-livreur dans une entreprise spécialisée dans la récupération et le « recyclage » de véhicules militaires désaffectés. Une expérience qui fera de lui un conducteur expérimenté.

Passionné par la compétition automobile, qui est encore à l'époque un milieu restreint mais très ouvert, il noue des relations avec Ugo Sivocci, pilote-essayeur chez le petit constructeur C.M.N., qui fera de lui son assistant. Engagé pour la première fois en sport automobile en 1919 lors de la course de côte Parme – Borgio di Bercetto, il obtient des résultats satisfaisants qui lui vaudront d'être engagé chez Alfa Romeo l'année suivante. Sa carrière de pilote est lancée.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3c/Piloti_Alfa_Romeo_2.JPGLes coureurs Alfa Romeo en 1930 ou 1931 : Enzo Ferrari (1er à gauche), Tazio Nuvolari (4e) et Achille Varzi (6e), avec le manager directeur de Alfa Romeo Managing Direct, Prospero Gianferrari (3e), à Colle Maddalena

 


 

Carrière de pilote de course: 

Après la guerre, en novembre 1918, Enzo Ferrari tente sans succès de se faire embaucher par Fiat à Turin, mais, avec la levée du décret interdisant la circulation des voitures privées, le 1er janvier 1919, l’industrie automobile est relancée, et Enzo est embauché par une entreprise mécanique qui transforme les camions des surplus militaires Lancia en voitures de tourisme. Il a la charge de livrer les châssis destinés à une carrosserie de Milan.

Lors de ses déplacements à Milan, il fait la connaissance de Ugo Sivocci, un jeune pilote, ancien cycliste, et grâce à lui, il est engagé comme pilote d’essai par la CMN un peu avant Pâques 1919. Il s’installe en plein centre de Milan, où il fréquente des pilotes et des constructeurs et attend la reprise des compétitions automobiles, ce qui aura lieu dès le 24 août 1919 au Danemark, course remportée par l’italien Fernandino Minoia.

Les courses redémarrent aussi en Italie. Pour participer à la course de Parme-Poggio di Berceto, le 5 octobre 1919, Enzo s’achète une CMN 15/20, convainc son ami Nino Beretta d’être son coéquipier, et arrive quatrième de sa catégorie et onzième de la course, derrière le grand pilote Antonio Ascari, vainqueur absolu au volant d’une Fiat Grand Prix 1914 à 83,275 km/h de moyenne. Enzo n’a que 21 ans, possède une voiture performante et c’est l’un des nouveaux pionniers de la course automobile, et il vit sa passion. Dès le 23 novembre, après la course Parme-Poggio di Berceto, il participe à la Targa Florio, où il se placera neuvième.

L’année suivante, en 1920, il pilote une Isotta Fraschini 4500 Grand Prix 1914, avant d’entrer comme pilote de course chez Alfa Romeo. Sur une Alfa Romeo 20/40 bibloc, il se place deuxième à la Targa Florio. En 1921, il se place à la troisième place de la course de Parme-Poggio di Berceto et gagne la Coppa delle Alpi à Ravenne. Il est de nouveau victorieux en 1923. Cette année-là, il est présenté aux Baracca, vieille famille de la noblesse italienne, dont le fils Francesco Baracca a été l’as des as dans l’aviation italienne. La comtesse Paolina lui offre le « cheval cabré » qui frappait autrefois le fuselage de l’avion de son fils, abattu au-dessus de Montello.

En 1924, Enzo obtient la plus belle victoire de sa carrière, en remportant la coupe Acerbo de Pescara, au volant d’une Alfa Romeo RL, en battant les puissantes Mercedes. Ce jour là, il reçut le titre de Cavaliere.

Après une interruption de 3 ans entre 1924 et 1927, Enzo Ferrari reprend la course automobile, mais avec des résultats moins prestigieux, car de nouveaux champions sont apparus. En 1931, il connaît un de ses plus beaux succès en terminant deuxième du circuit des trois provinces contre Tazio Nuvolari, le fou volant de Mantoue.

Peu après il décidera, de manière irrévocable, de mettre un terme à sa carrière de pilote de course automobile. Enzo Ferrari termina sa carrière de pilote de course au sein de la firme Alfa Romeo mais il continuera en tant que directeur sportif jusqu’en 1939.

 

http://img577.imageshack.us/img577/9118/bimotore36.jpg

Carrière de constructeur:

Chez Alfa Romeo, il s’occupait aussi de nombreuses tâches, comme des rapports avec les fournisseurs. Lors du Grand Prix de 1923, la nouvelle Alfa Roméo P1 ayant déçu, Enzo Ferrari, alors directeur sportif d'Alfa Romeo fut si impressionné de la marque Delage et de son fameux V12 qui équipa le modèle de course 2LCV,qu'il pensa alors équiper ses futures voitures d'un V12,Il va convaincre Luigi Bazzi et Vittorio Jano, deux des meilleurs techniciens de Fiat de travailler pour Alfa Romeo.

Parallèlement, le 1er décembre 1929, avec deux associés Alfredo Caniato et Mario Tadini, et l’approbation d' Alfa Romeo, il fonde à Modène une société sportive, la Societa anonima Scuderia Ferrari, dont l’activité était de seconder les propriétaires privés et pilotes de haut niveau de voitures Alfa Romeo. Filiale, dans un premier temps, d’Alfa Romeo, elle en devient indépendante en 1940. En 1933, les ateliers déménagent de Modène vers Maranello en Émilie-Romagne.

Par son charisme et ses dons d’organisateur, il parvient à gagner la confiance de plusieurs grands pilotes qui accepteront plus tard de courir pour l’écurie officielle du Il Commendatore, de son surnom, comme Tazio Nuvolari, en 1930, qui gagne, dès le premier mois, 3 victoires avec une Alfa Romeo P2. La saison se solde pour l’écurie par 22 participations, 50 pilotes inscrits et 8 victoires.

Pour l’année 1931, qui voit l’apparition du cheval cabré sur la carrosserie des voitures, l’écurie engage 10 voitures aux Mille Miglia et remporte la deuxième place, puis plusieurs victoires sur des circuits de montagne, avec deux succès de Tazio Nuvolari, la coupe Acerbo remportée par Compagnoni et la coupe de la Consuma remportée par Tazio Nuvolari. Enzo Ferrari compte désormais dans la course automobile.

En 1932, le comte Carlo Felice Trossi, excellent pilote amateur, rachète les parts d'Alfredo Caniato et devient président de l’écurie Ferrari. La « Scuderia Ferrari » remporte la Targa Florio (Nuvolari-Borzacchini), la coupe Messina (Ghersi), les 24 heures de Spa (Brivio-Siena), la coupe Acerbo (Nuvolari) et la coupe Gallenga (Trossi).

1933 est l’année où le constructeur Alfa Romeo, qui vient d’être racheté par l’état italien, se retire de la compétition et refuse de fournir à Enzo les nouvelles Alfa Romeo P3. Enzo décide alors de faire modifier par ses techniciens les Alfa Romeo 8C Monza et Mille Miglia avec lesquelles il a triomphé l’année précédente. La cylindrée est portée à 2,6 L. En monoplace, il utilise une Duesenberg flambant neuve équipée d’un moteur 8 cylindres de 4 L. La « Scuderia Ferrari » gagne des courses avec les vieilles Alfa Romeo 8C : le Grand prix de Tunisie (Nuvolari), les Mille Miglia (Compagnoni), le circuit Bordino d’Alessandria, lEifel et le Grand prix de Nîmes.

Mais 1933 est aussi l’année où apparaît un nouveau sérieux concurrent le français Bugatti, et où la tension devient forte entre Enzo et Tazio Nuvolari qui finit par partir chez Ernesto Maserati le 2 juillet, suivi par un autre pilote Borzacchini. Cependant Enzo finit par obtenir les fameuses Alfa Romeo P3, et embauche de grands pilotes Luigi Fagioli et Giuseppe Campari, qui va trouver la mort dans un grave accident sur le circuit de Monza, mais Luigi Fagioli additionne les victoires et l’année se conclue sur un bilan positif.

En 1934, Luigi Fagioli quitte Enzo pour Mercedes, mais arrivent deux nouveaux coureurs Achille Varzi, qui venait de Bugatti, et Guy Moll. Les Alfa Romeo P3, améliorées par les techniciens dirigés par Luigi Biazzi, font toujours preuve de compétitivité. Achille Varzi, gagne le championnat d’Italie avec 9 victoires sur Alfa Romeo, dont le Mille Miglia. Il devient aussi célèbre que Tazio Nuvolari, et leur rivalité devient légendaire. Cependant les Mercedes deviennent de plus en plus performantes, mais le pilote Guy Moll trouve la mort.

En 1935, le pilote Tazio Nuvolari revient chez Enzo, il conduit une nouvelle voiture monoplace extrêmement puissante, la Bimotore équipée d’un moteur 16 cylindres. Entièrement conçue à Modène, elle peut être considérée comme la première voiture signée Enzo Ferrari. Cependant, son poids excessif et des problèmes de pneumatiques la rendent peu performante, et les vieilles Alfa Romeo P3 conduites par Tazio Nuvolari assurent les victoires.

L’année 1936 est, pour Enzo Ferrari, une année de consolidation. Grâce à ses pilotes Tazio Nuvolari et Nino Farina, il représente avec succès Alfa Romeo sur les circuits, il a construit une monoplace à laquelle il peut donner son nom, et peut tenir tête aux constructeurs allemands Mercedes et Auto Union. Il acquiert une réputation d’homme coriace, têtu, volontaire, qu’il ne démentira jamais par la suite…

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/96/Mussolini_al_volante_di_un%27Alfa_Romeo_da_competizione.JPGMussolini à bord d'une Alfa Roméo de compétition

 

L’époque fasciste et la guerre

En 1937, l’État italien dirigé par Benito Mussolini tente d’instrumentaliser la « Scuderia Ferrari » pour la mettre au service de sa politique étrangère. Le constructeur Alfa Romeo monte à 80 % son contrôle et rapatrie de Portobello à Milan le département course. Enzo perd son autonomie et se recentre sur le développement de nouveaux moteurs de petite cylindrée pour la future Formule de Grand prix. L’équipe continue à gagner des courses comme les Mille Miglia (Pintacuda et Mabelli) mais connaît aussi de cinglantes défaites face aux constructeurs allemands. La pression des dirigeants fascistes devient très pesante, et la première victime est Vittorio Jano le concepteur des Alfa P2 et P3.

L’année 1938 commence par la création du département Alfa Corse qui absorbe la « Scuderia Ferrari » et tout est déménagé de Modène à Milan. Parmi les projets celui de quatre petites monoplaces avec moteur à huit cylindres d’une cylindrée de 1,5 L, futures 158 plus connues sous le nom d'Alfetta, projet élaboré par Enzo Ferrari, l’ingénieur Gioachino Colombo, futur concepteur du fameux moteur 12 cylindres en V, Alberto Massimino et Luigi Bazzi. Enzo Ferrari a tout vendu à Alfa Romeo et accepté une clause de non concurrence contre une importante somme d’argent.

En 1939, Enzo Ferrari quitte Alfa Romeo en déclarant : « je ne souhaite pas abdiquer mes convictions », le Commendatore ne supportait plus de se sentir entravé et souhaitait retrouver sa liberté. De retour à Modène, Enzo réoccupe ses locaux et fonde la société « Auto Avio Construzioni » (car une clause temporaire de son contrat avec Alfa Roméo, lui interdisait d'utiliser son nom ou "Scuderia Ferrari" qui avait été créé sous Alfa Roméo) spécialisée dans la fabrication de pièces mécaniques pour avions et automobiles. Un petit groupe de ses anciens mécaniciens le rejoint et le groupe commence parallèlement à travailler sur un nouveau projet de voiture de course, l'AAC 815...

 

http://automobili.blogs.ipag.fr/files/enzo_dino_ferrari.jpgEnzo & Dino Ferrari

 

L’après-guerre

Les affres de la Seconde Guerre mondiale pèsent lourdement sur le rêve d’Enzo, puisque ses ateliers devront fabriquer des machines-outils. Ils ne pourront renaître à l’automobile qu’en 1945 et verront naître leur première voiture véritablement Ferrari qu’en 1947, avec la Ferrari 125 S, première voiture portant le célèbre emblème du cheval noir cabré sur fond jaune, qui désormais s’affichera sur chaque véhicule sorti de ses ateliers.

Cet emblème était à l’origine peint sur la carlingue de l’avion de chasse de Francesco Baracca, pilote héroïque et as de l’aviation de la Première Guerre mondiale, qui avait lui-même récupéré ce cheval sur l'avion d'un pilote allemand qu'il avait abattu. Francesco et Enzo étant de grands amis, la Comtesse Paolina Baracca fit cadeau du cheval à Enzo pour qu'il le mette sur ses voitures afin de lui porter bonheur. Enzo remodela le cheval pour lui donner une courbe d'étalon et le mit sur un fond jaune, qui est la couleur de la ville de Modène. C’est ainsi que naquit l’emblème mythique de Ferrari. La couleur rouge typique des carrosseries des voitures Ferrari vient quant à lui du fait que dès le début du siècle, le rouge était la couleur nationale attribuée aux véhicules italiens de Grands Prix.

La première victoire de Ferrari a eu lieu dès le 25 mai 1947, sur le circuit de Rome, avec comme vainqueur le pilote Franco Cortese, au volant d’une Ferrari 125 S (une 815). C’est le début de la gloire pour Enzo Ferrari.

La première victoire en championnat du monde (Formule 1) a eu lieu en 1951 au Grand Prix de Grande-Bretagne. Cette victoire marqua le début des nombreux succès des Ferrari sur tous les circuits du monde.

En 1956, son fils Dino meurt à l'âge de 24 ans, de dystrophie musculaire. Effondré par ce deuil, « Il commendatore » faillit tout arrêter. Mais la mise en œuvre du V6 dessiné par son fils le remotivera. Mais il aura tendance à rester cloîtré dans son bureau ou chez lui tout en restant en étroit contact avec son écurie. Il a constitué, année après année, le palmarès le plus prestigieux du sport automobile.

En 1963, alors que la firme italienne connaît des difficultés financières, le constructeur américain Ford est à deux doigts de prendre le contrôle de Ferrari. Après un audit et d'âpres négociations, Enzo Ferrari annule brusquement le projet de vente alors qu'il est quasiment bouclé. Ford lancera alors le programme de la GT40 pour battre Ferrari sur le terrain où elle règne en maître, les circuits automobile, et notamment aux 24 Heures du Mans.

En 1969, après plusieurs années d'insuccès, Fiat rentre à 50 % dans le capital de Ferrari, et apporte les solutions financières pour relancer le dynamisme du constructeur et retrouver le chemin de la victoire.

Malgré un itinéraire de courses jonchées de vies brisées et de pilotes morts sur les circuits, Enzo Ferrari avait le don de stimuler la concurrence entre ses pilotes. On le disait plus préoccupé par les mécaniques que par les hommes.

Avant sa mort, on apprend que Piero Lardi, directeur administratif de la Scuderia, est son fils caché. Dino mort, ce dernier assure la relève...

 

http://www.stars-portraits.com/img/portraits/stars/e/enzo-ferrari/enzo-ferrari-by-Pastis.jpg

 

Citations 

  • « J'ai consacré ma vie entière à l'automobile, ce triomphe de la liberté pour l'homme. "
  • « Je n'ai jamais été un grand constructeur, je n'ai jamais rêvé de l'être. Je reste un artisan provincial. »
  • « En Formule 1, chance et malchance n’existent pas. Cette dernière n’est autre que la somme d’éléments ou de situations que nous n’avons pas su ou pu prévoir. »
  • « Une voiture, on doit d'abord la rêver »
  • « Ce sont les points intermédiaires qui font les champions du monde. »
  • « L'aérodynamique est pour les gens qui ne savent pas construire de moteurs. »
  • « Pour arriver premier, il faut premièrement arriver. »
  • « Si à mes débuts en tant que constructeur, j'avais dit que je construirais plusieurs voitures, j'aurais menti... »

 Source : Wikipedia

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En janvier 1967, l'équipe de Continents sans visa a le privilège de filmer les usines Ferrari à Maranello et de rencontrer pour deux heures Enzo Ferrari. L'ancien pilote se confie avec pudeur.

 

A voir ici et en français: http://archives.tsr.ch/player/personnalite-ferrari


  • Émission: Continents sans visa
  • Durée: 9'35''
  • Date: 05.01.1967
  • Journaliste: Guy Ackermann
  • Réalisateur: Gilbert Bovay

 

Trailer sur la vie d'Enzo Ferrari:

 

 

 

 

Document INA:

 

Enzo Ferrari parle

30/06/1966 - 11min08s

Jean Paul THOMAS et André HARRIS se sont rendus à Marcello rendre visite à Enzo FERARRI qui leur a accordé une longue interview (sous titrée en français) : Il s'exprime à propos de l'echec de Ferrari au Mans, il l'avait prévu, c'est la loi du sport automobile. L'avenir de Ferrari dépendra du climat syndical, médiocre à l'heure actuelle, des nouveaux règlements de courses, mais il estime que ses collaborateurs sont techniquement très forts et que le démontrer n'est qu'une question de moyens. Il termine cette interview par une pirouette. A la question, "serez vous présent l'an prochain au Mans ?" : "L'année prochaine, pouvez vous me dire si je serais encore de ce monde... "

 

Pour le souvenir:

 

 

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